Nous descendons à vélo la montagne. Il ne faut pas trop aller vite parce que le chemin est quand même accidenté. Le brouillard est de retour et on n’y voit pas à 50 mètres.
Omer a décidé de reprendre le vélo et Claire par contre reste toujours dans la voiture et fait une longue sieste bien méritée. Je suis relativement en forme et double même Thierry, qui pas très fair-play me jette un regard menaçant et des phrases sybilines. En fin de matinée, le brouillard s’estompe et le soleil reprend ses droits. La route est plus longue que ce que je pensais et même le dernier jour nous souffrons. Nous déjeunons à proximité de Katmandou au bord d’une petite route de campagne. Encore des sandwichs fromage ou crudités ! Mais la fatigue aidant, nous sommes prêt à avaler n’importe quoi. Derrière nous, une centaine d’écoliers en uniforme déambulent sur le chemin de campagne. Alain est tombé violement de vélo dans la descente et souffre de l’épaule.
Il continuera en voiture et tiendra compagnie à Claire qui semble encore avoir sommeil. Nous apprendrons plus tard à Paris qu’il s’est fracturé l’épaule, ce qui lui vaudra quelques mois d’arrêt de travail. Inconsciemment, ou sciemment, c’est peut être ce qu’il voulait. Echapper à tout prix à la Réunionite aigue. D’ailleurs, à ce propos nous apprendrons aussi que Stéphane s’est blessé à la main et que Jacques s’est fêlé une côte. C’est sûr à force de tomber…Nous arrivons finalement à proximité de Katmandou à Kitipur après avoir failli tous percuté un chien enragé amateur de mollets de cyclistes dans une descente peu propice à ce genre de rencontre. Nous prenons ensuite le car, fourbu et heureux d’avoir terminé notre périple. Nous revenons à Katmandou à l’hôtel Norbu Linka.
 | Dernière photo de groupe |
Le soir, nous dînons en groupe à Thamel dans un restau Thaï. Là, c’est l’orgie, le nirvana. De la bonne nourriture comme on en avait jamais eu depuis deux semaines. J’ai envie de pleurer tellement mon steak est bon et ma crêpe suzette est succulente. J’ai perdu la tête depuis que je mange de la Suzette !
| | La fameuse crêpe Suzette et la bière locale : l'Everest Beer |
Kim mange un repas Thai. Puis on se taille. Bernard, Tony, Stéphane, Kim, Thierry et moi allons au bar « Les yeux » puis nous allons dans un bar où un groupe de reggae chante du Bob Marley (très apprécié au Népal) pendant que des demoiselles se déhanchent lascivement sur ces rythmes suaves. Puis nous buvons coup sur coup 3 B 52. Et ces messieurs refusant de continuer la soirée, décident de rentrer à l’hôtel. |