Nous faisons connaissance avec le guide culturel qui doit nous faire visiter la ville pour la journée. Impossible de me souvenir de son nom. Il nous fait un rapide historique du Népal. Népal dériverait du sanskrit nipalaya qui signifie « au pied des montagnes ». Le nom viendrait aussi du tibétain niyamp qui signifie « terre sacrée ». Le Népal moderne est créé dans la deuxième moitié du 18ème siècle lorsque Prithivi Narayan Shah, le chef de la principauté de Gorkah, unifie un certain nombre d’états indépendants au pied de l’Himalaya. Alors Katmandou, bien sûr, c’était la destination favorite des hippies dans les années 60 et d’ailleurs pour eux Népal signifiait « Never End Peace And Love ». C’est une ville qui se situe à 1350 mètres d’altitude au confluent de deux rivières, la Bagmati et la Bishnumati. C’est la capitale royale et religieuse du Népal. Katmandou est peuplée à présent d’environ 1,5 millions d’habitant. L’urbanisation est anarchique et s’est vraiment développée ces dernières années à cause de l’exode rural. C’est une ville très polluée et très bruyante. Néanmoins, la vallée de Katmandou abrite des sites appartenant au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’atmosphère de cette ville est assez chaleureuse. Visite de Swayaambu. Assez impressionnant stupa perché sur une colline au dessus de Katmandou. Un escalier vertigineux. Un stupa gigantesque, des singes qui s’accrochent aux branches et des marchands ambulants qui vendent des sortes de bols qui peuvent émettre des vibrations sonores. On sent une odeur d’encens et on voit des pèlerins tourner les moulins à prière et faire le tour du stupa en marmonnant des prières incompréhensibles.  | Swayaambu |
Autour du stupa, des petits temples abritent des représentations de bouddha. Des yeux nous observent sur les quatre côtés du stupa. Un troisième œil symbolise la sagesse. Le nez, qui a la forme d’un point d’interrogation représente le chiffre népalais 1, emblème d’unité. Les quatre couleurs représente les quatre éléments : la terre, le feu, l’air et l’eau. La cinquième couleur représente l’espace. Il semble intéressant à cet instant de connaître les religions du Népal. Environ 80 % de la population pratique l’hindouisme. Le bouddhisme, est pratiqué par environ 11 % de la population Le bouddhisme est surtout présent dans les régions montagneuses du pays où on peut voir de nombreux stupas. D’ailleurs, Bouddha serait né au Népal au Vème siècle avant Jésus Christ à Kapilavastu à l’époque où ce pays faisait partie de l’Inde. On compte aussi environ 4 % de musulmans. Le christianisme est très peu répandu puisqu’il concerne moins de 0,5 % de la population. Ce qui est à noter, c’est l’absence de tensions religieuses. Cela tient du miracle. Mais nous laissons là ces considérations religieuses et nous partons ensuite à Patan (Lalitpur). | | Entrée à Patan | la place principale | C’est une ville tout simplement somptueuse. Quand on arrive, on est réellement impressionné par sa beauté. D’ailleurs Lalitpur ne signifie-t-il pas la Cité de la beauté ? Patan était un grand centre d’enseignement bouddhique, sans doute le plus grand centre d’Asie. C’est une ancienne ville royale. Nous visitons un ancien palais royal et traversons la ville au milieu des camelots qui nous poursuivent et nous rentrons dans le Temple d’Or, temple bouddhiste.  | Le Temple d'Or | Le guide nous relate un peu la vie de Bouddha et nous aide à faire la différence entre le grand véhicule et le petit véhicule, deux façons d’arriver au Nirvana. Pas facile d’y arriver avec Bernard à nos côtés ! Alors comment vous expliquer la différence entre ces deux véhicules ? Le « petit véhicule », c’est le bouddhisme le plus fidèle à l’esprit de Bouddha et visant à l’éveil (bodhi) et à l’extinction de tout désir qui serait cause de tourment.Le « grand véhicule » est le nom donné au bouddhisme polythéiste qui vénère en plus du bouddha historique et un grand nombre de bouddhas. Ces adeptes généralement se retiennent au seuil du nirvana pour venir en aide aux hommes souffrants. Bon, et pour être exhaustif, disons qu’il existe un troisième véhicule dont la philosophie s’est mélangée à la religion bôn. Nous sortons du temple. Le centre ville de Patan est constitué par la place du Darbar, Durbar Square. Là, s’élève la statue du raja Yoga Narendra Mallar. Nous déjeunons dans un restaurant avec vue sur la Grand place. Impossible de s’asseoir à leur table ! Il faut se plier en deux, c’est pourquoi je sors des vannes…Nous déambulons ensuite sur la place et prenons les photos de circonstances.Nous reprenons le car et nous dirigeons ensuite vers Pashpathinath qui est un lieu de pèlerinage et de crémation baigné par la rivière Bagmati. Dans le car, le guide nous raconte une anecdote : le concorde aurait survolé Katmandou et quand il a passé le mur du son, il a fait explosé de nombreuses vitres tant le souffle était puissant. Arrivé au temple hindouiste, l’atmosphère est envoûtante et étrange… Sur l’autre rive des familles érigent des bûchers et brûlent leurs morts, emmaillotés dans des draps… de soies, cela va de soi. | | Pashpathinath | un sadhou | Dans le cimetière, on croise des lépreux et des sadhous qui fument leur drogue et restent contemplatifs dans leur positions bouddhiques l’œil à la dérive, hallucinés.La mort s’exhibe et nous interpelle. Atmosphère bénaresienne…les badauds se pressent et contemplent le dernier voyage. On à l’impression de traverser le Styx.On sort de ce lieu assez étourdi. C’est une expérience très intense. A voir absolument. Nous repartons et allons à Bodnath, important lieu de pèlerinages bouddhistes. Le stupa est impressionnant et les drapeaux de prières dégringolent du haut de l’édifice.  | Le stupa de Bodnath | Des pèlerins tournent dans le sens de l’aiguille d’une montre. Atmosphère étrange, anachronique. On peut tourner une fois et aller jusqu’à cent neuf fois, je crois. 109c’est le nombre d’écrits du bouddha. Puis nous retournons à l’hôtel. Nous allons ensuite faire un petit tour dans les rues de Thamel. Nous allons au restaurant. Je suis à table avec Stéphane, Alain, Thierry, Kim, Bernard. Nous discutons notamment du programme « second life » sur internet qui nous projetterait dans une hypothétique dérive Orwellienne, si l’on n’y prenait pas garde. Nous sortons ensuite et montons dans un bar écouter un groupe de musique qui joue du AC/ DC, du Deep purple, du Queen, que de la bonne musique. Les alcoolos, entendez par là Thierry, Kim et Bernard, boivent des B 52 pendant que moi je déguste une bière et que mes tympans explosent. Nous retournons à l’hôtel nuitamment et nous nous perdons un peu. En demandant notre chemin, nous parvenons finalement à retrouver l’hôtel. Om ! |