Le levé est de toute beauté. Les nuages ont disparu.
Nous avons le droit à une vue magnifique sur l’Himalaya, les crêtes. Devant nous que des pics à plus de 7000 mètres, des aiguilles qui percent le ciel, déchiquetées. Nous allons tous prendre des photos. Ouf ! Enfin un paysage digne de ce nom. J’ai à nouveau le sourire. Puis après, nous prenons notre petit déjeuner avec des chapatis fades et une confiture pas meilleure. Nous redescendons et nous nous retrouvons dans la forêt.
Nous croisons un groupe de randonneurs anglais ou australiens et nous mangeons nos barres de snickers périmés. Nous arrivons à un petit village et nous visitons la grotte où vécu l’ermite Milarepa pendant quelques années. Je veux pas me vanter, mais savez vous que c’est un des maîtres renommé du bouddhisme tibétain ? Milarepa est né dans la province de Gungthang à l’Ouest du Tibet. Son père est mort alors qu’il n’avait que sept ans. Les propriétés de la famille furent laissées à des membres de sa famille qui maltraitèrent Milarepa, sa mère et sa sœur. La mère envoya son fils apprendre la magie noire bön afin de les venger. Milarepa causa grâce à cette magie la mort de 35 de ses ennemis, tués sous les décombres d’une maison qu’il avait fait s’effondrer, puis il provoqua un orage de grêle qui détruisit toute la récolte de ses ennemis. Il regrettera ensuite ses actes et deviendra disciple d’un Maître Nyingmapa appelé Lama Rongtö qui l’envoya voir Marpa, un traducteur Tibétain. Marpa lui transmis son enseignement. Milarepa a pratiqué la méditation dans les hautes montagnes. Il devint célèbre pour ses chants poétiques « Les cent Mille Chants de Milarepa. Il eut ensuite de nombreux disciples. Pourquoi notre guide ne nous a pas raconté ces détails ? Je n’en sais rien. Il y a des mystères. Après quelques photos avec des poses rigolotes entourées par les drapeaux de prières, nous redescendons et regagnons une modeste bâtisse pour déjeuner, dans un villages constitué de grosses maisons blotties les unes contre les autres.
 | Bernard : notre bonze à nous :) |
Nous continuons ensuite dans la montagne. Nous descendons toujours. Nous arrivons bientôt à un pont suspendu au dessus d’une rivière.. Je m’accroche, essaie de ne pas regarder en bas, et ça va tout seul finalement. Le paysage est enchanteur. Après, il nous faut monter et nous arrivons à un temple bouddhiste avec une large terrasse.
 | | La traversée fut difficile | Le temple bouddhiste |
Puis nous continuons à monter. J’ai cru que je n’y arriverai pas. Je me repose ensuite un instant pendant que Thierry, Bernard et le cuisinier jouent au rugby. Nous arrivons à un lodge finalement après encore plus de 45 minutes de marche. Je m’empresse d’aller prendre une bouteille de coca cola. Une jeune népalaise très mignonne me le vend. J’aime son sourire et ses yeux. Je suis épuisé et déjà la nuit ne tarde pas à tomber. La fraîcheur de la nuit nous glace. Après une pseudo douche chaude dans la nuit, nous dînons avec la famille népalaise à côté. Pariant avec Omer, j’invite à danser la fille dont je vous parlais tout à l’heure, et lui demande son nom. Elle s’appelle Kundum. Thierry, Bernard et moi danserons avec elle et sa soeur Anna, je crois. Beau moment de fête et de joie sur de la musique népalaise.
| On chante, on danse et on rit |
Nous terminons la soirée vers 22 h 30. Je vais me coucher. Kim, Bernard, Thierry et Tony, jouent au poker. Toujours ces satanés jeux de cartes, l’argent qui corrompt. Pauvres Français, votre âme est en perdition et surtout laissez moi dormir. Pitié. Des Népalais parlent fort dans le lodge, ce qui empêche certains de dormir. |