Jour 4

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Népal - Helambu trek
de Henri B., le 27-11-2007

Jour 4

 

<Nous prenons un minicar direction Sundarijal,  un petit village niché dans les collines de l’Hélambu à 1350 mètres d’altitude pour commencer notre trek.

 

 départ pour le trek

 

 

Prêt, on y va ! La première  étape n’est pas trop difficile. Nous commençons à gravir de nombreuses marches. Nous croisons de nombreux écoliers en uniforme qui nous saluent sympathiquement. Namaste ! Bonjour en Népalais. Les népalais sont décidément très accueillants. Nous nous arrêtons ensuite, le temps de respirer puis nous continuons doucement jusqu’à notre lieu de pique- nique. Nous voyons  au loin l’Himalaya.

 

...au loin l'Himalaya

 

 

Un peu trop loin à mon goût. Mais patience. Ah, l’Himalaya, la demeure des neiges selon la traduction du sanskrit. Elle est loin mais on se rapprochera. L’Himalaya, nom mythique, routes mythiques, glorieux alpinistes ! Ce massif qui s’étend sur 2 400 km abrite quand même les plus hautes montagnes du monde. Qui ne se souvient pas de l’expédition de Maurice Herzog et de Louis Lachenal pour l’ascension de l’Annapurna en 1950 ? Et qui n’a pas lu « Tintin au Tibet ». Autant de récits qui peuplent l’imaginaire occidental.

 

 nos porteurs "surchargés"

 

Patience, on va se rapprocher. De la patience, il nous en faudra quand même. Le temps est ensoleillé. Tant mieux ! Mais pour l’instant, les paysages sont assez monotones malgré la brève apparition des pics sacrés. Le déjeuner est très léger : un sandwich au fromage, une banane et un jus d’orange. Kim, Thierry et Bernard vont jouer au rugby avec le cuisinier. Au lieu de jouer à la balle, le cuisinier aurait mieux fait de nous faire un vrai déjeuner !

  

 Le déjeuner est très léger

 pendant que le cuisinier joue à la balle

 

Puis nous repartons. Le chemin est assez facile mais le paysage triste. Et les nuages s’amoncellent dans le ciel désormais. On ne voit pas trop les montagnes. Je sens une légère inquiétude dans les yeux des randonneurs. Alain semble déçu. Je suis de mauvaise humeur. Sans doute, l’accumulation de la fatigue de ces derniers jours. En tout cas, nous sommes loin du tumulte de la ville et ça fait du bien, mine de rien. On n’entend plus rien. Silence. Je respire l’air pur, loin de Katmandou et de son atmosphère polluée. Atmosphère, atmosphère, est ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? Pas de klaxons, rien, seul le battement de mon cœur, cœur à cœur avec les montagnes. Ôm ! Nous passons devant des guérites de fortunes de l’armée. Puis finalement vers le milieu de l’après midi, nous arrivons à Chisopani où se situe notre lodge, sorte d’hôtel de montagne, le confort en moins.

Regardez les photos, ça m’évitera de vous faire une piètre description. 

 

 notre lodge à Chisopani

 
 La vue est belle mais n’est pas très dégagée. Nous voyons à perte de vue des cultures en terrasse. Nous montons sur le toit admirer le paysage. Nous  allons dans les chambres nous reposer, puis allons boire un thé dans la salle commune. Avec Thierry et Tony je vais ensuite me balader pour aller contempler le silence et les collines vertes et mauves, qui blessent nos cœurs d’une langueur monotone. Il commence à faire froid et le vent s’est levé. Nous sommes tout suffoquant et blêmes à présent que sonne l’heure vespérale et que la nuit tombe sans fard. Nous voyons encore sur un panneau une liste impressionnante d’interdictions relatives aux chemins de randonnée dont celle de ne pas randonner la nuit. Bon. Retournons à l’hôtel avant que la nuit ne tombe, d’autant plus qu’au sommet de la colline, l’armée veille. Brrr ! De retour au lodge, le dîner ne tarde pas à être servi. Le dîner est copieux. Je l’apprécie. Un Français barbu et sans doute fourbu se joint à une partie du groupe pour jouer au Uno. Ce Français vient d’Inde. Il est parisien. C’est bizarre de voir toujours des Parisiens dans des endroits où on l’attend le moins. Moi de mon côté, je sirote avec Tony  une « Everest Beer » tandis que Claire s’amuse à mettre la montre d’Alain dehors pour mesurer la température. Je crois qu’il fait près de 8 degrés. J’essaie ensuite de jouer à la belote avec Alain et Stéphane. Je vais me coucher tôt et Morphée me prit dans ses bras rapidement. On à les amantes qu’on peut ! Nuit fraîche, sommeil peu réparateur. En plus je digère mal la nourriture et mon estomac gargouille. Grr.

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